Une belle année avec "un petit moins" pour beaucoup plus

C’est avec beaucoup de joie que je débute cette année 2026 à vos côtés.
Une nouvelle année qui s’ouvre, c’est souvent un moment particulier…
Celui où l’on prend le temps de regarder derrière nous, de faire une petite rétrospective de l’année passée, de ce qu’elle nous a apporté, de ce qu’elle nous a appris.
Et puis, qui dit “bonne année” dit aussi résolutions.
Des envies de changement, de mieux-être, de nouveaux élans…
Mais attention : l’idée n’est pas d’empiler des objectifs irréalistes ou de se mettre une pression supplémentaire. Je vous invite plutôt à choisir des résolutions simples, sincères, et surtout… que vous serez capables de tenir sur le long terme.
De mon côté, et au regard de mon expérience auprès des enfants et des familles, j’aimerais nous proposer une réflexion essentielle pour cette nouvelle année : celle de notre rapport aux écrans.
Et si, en 2026, nous faisions le choix conscient de diminuer les temps d’écran ?
Non pas dans une logique de culpabilité ou d’interdits, mais dans une intention de présence, de lien et de qualité.
Apprendre à naviguer entre les gouttes de pluie plutôt que sur le web…
Apprendre à observer, à ressentir, à s’ennuyer parfois, à créer, à être pleinement là.
Parce que c’est souvent dans ces espaces-là que se construisent les apprentissages, la sécurité intérieure et les petits bonheurs du quotidien.
Alors pour cette nouvelle année, je vous invite à cheminer avec moi, pas à pas, vers des choix plus conscients, plus doux, et plus respectueux du rythme des enfants… et du nôtre.
3
Admission à l'école maternelle
6
Entrée au CP
9
Maîtrise de la lecture et de l'écriture
12
Passage au collège
Pour débuter l'année, j'ai pris comme résolution de passer moins de temps devant les écrans et ce après avoir lu la bible 3-6-9-12 de Serge Tisseron. 3-6-9-12 évoque bien sûr quatre étapes essentielles de l'enfance
Mais ce sont également des repères pour savoir comment introduire les différents écrans dans la vie de nos enfants. 3, cela signifie qu'il faut éviter de mettre un enfant de moins de 3 ans devant la télévision ; 6, ne pas lui offrir une console de jeux personnelle avant 6 ans ; 9, l'accompagner sur Internet entre 9 ans et 12 ans ; 12 ans, ne pas le laisser se connecter de façon illimitée lorsqu'il est en âge de surfer seul.
Les écrans ne sont pas dangereux en soi, mais leur intensité — trop de couleurs, de vitesse et d’émotions — peut bousculer l’attention des jeunes enfants. À force, ils risquent d’éloigner du plaisir des rythmes lents, des nuances et de ces moments précieux où l’on apprend à être bien avec soi-même.
Les programmes qui défilent sur un écran de télévision menacent plusieurs des capacités du jeune enfant :
L'acquisition du langage L'attention et la concentration Développer l'empathie
Le véritable enjeu n’est pas l’écran en lui-même, mais le manque d’accompagnement dès la petite enfance. Protéger les jeunes enfants des écrans, c’est leur offrir une chance de ne pas en devenir dépendants plus tard. C’est aussi leur permettre de grandir dans des espaces où l’on apprend surtout à jouer ensemble, à respecter l’autre et à nourrir le lien, bien loin des écrans. On ne peut pas minimiser l’impact d’un temps excessif passé devant les écrans, lorsqu’il dépasse les besoins liés à l’école ou au travail.
- chez l'adulte : la qualité de la vie familiale
- chez le préadolescent et l'adolescent : le sommeil et l'avenir professionnel
- chez les jeunes enfants: manquer de temps pour les apprentissages cognitifs et relationnels essentiels avec des conséquences graves sur le développement psychomoteur et les compétences sociales
Il est possible d’apprendre à utiliser les écrans avec justesse, comme on apprend une alimentation équilibrée. Cela suppose de ne ni les idéaliser, ni les diaboliser, mais de les introduire au bon moment et à la bonne place, avec conscience et accompagnement. Les repères "3-6-9-12" concernent non seulement la famille mais aussi la santé, l'école et les pouvoirs publics. La notion d’« excès » reste floue, car il n’existe pas de nombre d’heures universellement nocif. Et c’est une bonne chose : tout dépend avant tout de l’âge de l’enfant. L’essentiel n’est donc pas de fixer un chiffre idéal, mais de rester attentif et de savoir alerter quand l’équilibre se fragilise. En pratique, les conseils donnés vont dans 3 directions :
- L'apprentissage de l'autorégulation : fixer des tranches horaires pour regarder des programmes spécifiques et en fixant des contrats avec l'enfant plus grand.
- La pratique de l'alternance : repose sur la variation des stimulations et l'encouragement de l'enfant à développer des activités qui mobilisent ses 5 sens et ses 10 doigts.
- L'accompagnement : faire raconter l'expérience des écrans de façon à utiliser alternativement son intelligence spatiale et son intelligence narrative. Cela est nécessaire pour permettre l'apprentissage de la lecture et de l'écriture car cela suppose une pensée organisée : un avant, un pendant et un après.
"un petit moins" pour beaucoup plus


Dans le prochain article, je vous retrouve pour développer les avantages et inconvénients des écrans à chaque période des "3-6-9-12".
D'ici là, vous pouvez me retrouver sur Spotify pour échanger sur ce thème. N'hésitez pas à y laisser vos commentaires, je serais heureuse de vous lire et de vous répondre.

